Rencontre avec la Galerie Escat

En quelques années seulement, la galerie Escat est passée d'un projet exclusivement en ligne à une galerie dynamique disposant de deux espaces à Barcelone, d'un lieu d'expérimentation à Minorque et d'un réseau international de collectionneurs. Son fondateur, Pau Escat, a conçu la galerie autour d'une vision curatoriale claire et d'un lien profond avec le processus de création, privilégiant ainsi une croissance réfléchie plutôt que la course aux tendances.
En tant que partenaire Artsy, Pau applique toutes les meilleures pratiques de la plateforme, qu'il s'agisse de la mise à jour régulière du profil de sa galerie ou de la promotion multicanal. Il utilise pleinement la suite d'outils numériques à sa disposition pour accroître sa visibilité, entrer en contact avec des collectionneurs du monde entier et faire rayonner l'identité de sa galerie en ligne. Nous avons échangé avec Pau pour comprendre comment une approche stratégique et active sur Artsy a permis à la galerie Escat de se développer tout en restant fidèle à sa vision.
Q : Qu'est-ce qui vous a d'abord attiré vers Artsy et comment votre approche a-t-elle évolué depuis que vous avez rejoint la plateforme ?
Ce qui m'a séduit dès le départ, c'est la capacité d'Artsy à inscrire l'art contemporain dans un cadre mondial et rigoureux, en connectant les galeries, les artistes et les collectionneurs à travers un prisme curatorial. Il ne s'agissait pas seulement de gagner en visibilité, mais d'appartenir à un réseau où la qualité, la profondeur et la vision à long terme priment.
Au fil du temps, nous avons utilisé la plateforme non seulement pour présenter des œuvres, mais aussi pour construire un récit cohérent qui reflète l'identité de notre galerie : une sélection soignée, une narration sincère et une mise en relation directe entre la pratique d'un artiste et un public ciblé.
Q : Comment Artsy a-t-il accompagné votre transition d'un modèle exclusivement en ligne vers l'ouverture d'un espace physique à Barcelone ?
Artsy nous a permis d'acquérir une visibilité et une crédibilité internationales avant même l'ouverture de nos portes. Lorsque nous avons inauguré notre galerie dans le centre de Barcelone, beaucoup de nos premiers collectionneurs nous avaient déjà découverts via la plateforme. Cela a créé une transition naturelle entre notre communauté numérique et notre programmation physique, ce qui nous a permis de croître aussi bien à l'échelle locale qu'à l'international.
« Artsy nous a permis d’acquérir une visibilité et une crédibilité internationales avant même l’ouverture de nos portes. »

Vernissage de l'exposition personnelle de Rose Madone « Le chemin de l'âme » (2025) à la galerie Escat de Barcelone. Photo de Yamila Miglioranza. Avec l'aimable autorisation de la galerie Escat.
Q : Votre galerie s'est développée très rapidement en peu de temps. Quelles stratégies se sont avérées les plus efficaces pour générer du trafic en ligne et faire des ventes ?
Nous nous sommes concentrés sur la construction d'une identité curatoriale forte et sur le maintien d'une cohérence absolue dans tout ce que nous entreprenons. Plutôt que de suivre les modes, nous nous en tenons à une vision spécifique : claire, honnête et sélective. Cette régularité, associée à une communication professionnelle et réactive, nous a aidés à instaurer un climat de confiance et à attirer le bon public.
Q : Comment gérez-vous votre présence sur Artsy au quotidien ? Est-elle confiée à un membre de l'équipe ou y contribuez-vous tous ?
Je supervise personnellement notre présence sur Artsy. Pour moi, c'est un pilier de notre stratégie. Je tiens à ce que ce que nous présentons sur la plateforme soit en parfaite adéquation avec notre programme physique, notre identité visuelle et notre positionnement. Je collabore avec mon équipe pour les mises à jour techniques, mais c'est moi qui définis la ligne éditoriale et le récit.

Capture d'écran de la page de profil de la galerie Escat sur Artsy.
Q : Quels outils ou fonctionnalités d'Artsy ont eu le plus d'impact pour vous aider à nouer des relations avec les collectionneurs ?
La messagerie Artsy Conversations et les outils statistiques (Analytics) se sont révélés particulièrement utiles. Ils nous permettent de comprendre le comportement des collectionneurs et d'identifier ce qui suscite un réel intérêt. Ce type d'information est essentiel pour engager des échanges authentiques et durables, qui vont bien au-delà d'une simple transaction.

La page Conversations du CMS est l'endroit où l'intérêt d'un collectionneur se transforme en opportunité de vente. Ceci est un exemple de produit ; les informations relatives au collectionneur sont fournies à titre indicatif. Cliquez ici pour en savoir plus.
Q : Vous intégrez régulièrement des liens vers votre profil Artsy sur votre site web, dans votre biographie Instagram et dans la promotion de vos expositions. Comment cette promotion croisée s'inscrit-elle dans votre stratégie globale de visibilité et d'engagement ?
Nous n'envisageons pas Artsy comme une plateforme à part : elle fait partie intégrante de notre démarche curatoriale. Tout ce que nous faisons, des expositions au contenu éditorial, est interconnecté. Le fait d'intégrer Artsy dans nos canaux de communication renforce notre message, crédibilise notre démarche et élargit notre audience auprès d'un public ciblé.
Q : Quels profils de collectionneurs avez-vous rencontrés grâce à Artsy et comment ces relations ont-elles évolué dans le temps ?
Il s'agit principalement de collectionneurs internationaux, notamment américains, mais aussi européens et asiatiques. Beaucoup s'intéressent de très près à l'art contemporain et, bien souvent, le premier contact débouche sur une relation continue. Au fil du temps, nous avons tissé des liens solides reposant sur la transparence, le dialogue et une appréciation partagée du travail des artistes.

Vue de l'exposition de Jonathan Freemantle « In Search of the Miraculous » (2025) à la galerie Escat de Barcelone. Photo de Yamila Miglioranza. Avec l'aimable autorisation de la galerie Escat.
« Au fil du temps, nous avons tissé des liens solides reposant sur la transparence, le dialogue et une appréciation partagée du travail des artistes. »
Q : Quels conseils donneriez-vous aux galeries qui souhaitent tirer le meilleur parti d'Artsy ?
Utilisez la plateforme comme un prolongement de l'identité de votre galerie, et pas seulement comme un outil de visibilité. Soyez exigeants et cohérents dans votre sélection, votre vocabulaire et votre ton. Et surtout, restez impliqués : votre voix et votre présence sont ce qui donne de la valeur à votre profil.
Q : À l'avenir, comment voyez-vous Artsy continuer à accompagner votre développement, que ce soit en galerie ou en ligne ?
Artsy demeure un outil indispensable à notre rayonnement international alors que nous continuons à développer la galerie à Barcelone et au-delà. La plateforme nous permet de présenter notre programmation avec clarté, d'établir une relation de confiance à l'échelle mondiale et d'entrer en contact avec des collectionneurs qui partagent notre sensibilité.
À mesure que nous nous déployons à travers de nouveaux espaces, collaborations et formats, Artsy sert de structure centrale reliant ces différents éléments – qu'il s'agisse de notre espace principal en centre-ville, de notre lieu expérimental à Minorque ou de nos projets internationaux. Cela nous aide à maintenir une identité unifiée et évolutive dans tous les contextes.

Vue intérieure de l'atelier-résidence de Gabriela Meunie à Mahón, Minorque. Œuvres de Gabriela Meunie issues de l'exposition « Let It Bleed » (2023). Photo de Daniel Schaefer. Avec l'aimable autorisation de la galerie Escat et de l'artiste.
Q : Quelle est la prochaine étape pour la galerie Escat ? Y a-t-il des expositions ou des projets à venir que vous aimeriez partager ?
Cet automne, nous ouvrons un second espace dans le quartier de Sarrià à Barcelone, un secteur à l'atmosphère plus résidentielle. Ce nouveau lieu nous permettra d'élargir notre programmation et d'offrir à davantage d'artistes de notre catalogue l'opportunité de présenter leur travail. C'est un espace complémentaire à notre galerie principale de la rue Trafalgar, qui permettra de concevoir de nouvelles façons de dialoguer avec le public et les collectionneurs.
En parallèle, nous développons depuis deux ans un espace expérimental privé à Mahón, sur l'île de Minorque. Ce lieu se prête à la réflexion et à la création artistique, avec des résidences d'artistes invités et des présentations ponctuelles dans un format plus intimiste. Nous préparons également une collaboration internationale qui ouvrira de nouveaux dialogues entre des scènes artistiques distinctes mais connectées.
Tout cela s'inscrit dans notre objectif principal : grandir de manière réfléchie, rester proches des artistes en qui nous croyons et nous adresser à une communauté de collectionneurs engagés et conscients.

« Marea Viva » (2025) de Montserrat Aranega à la galerie Escat de Barcelone. Photo de Yamila Miglioranza. Avec l'aimable autorisation de la galerie Escat.